L’ordinateur

De grosses machines commencent à quitter les laboratoires scientifiques et les entreprises pour s’inviter dans nos foyers : Les ordinateurs.
Leurs noms sont devenus mythiques :
Amiga – Atari – Tandy – Commodore – Texas Instruments, mais aussi Apple – les PC (personal computer) d’IBM et compatibles ( c’est à dire des marques concurrentes d’IBM mais utilisant sa technologie et ses programmes).
Ils sont d’abord coûteux et difficiles à maîtriser pour les non-initiés.
Les progrès de la technique et la miniaturisation des composants font baisser les prix et en simplifient l’utilisation

La création de la souris en 1963 facilite les manipulations.
L’apparition de la tablette graphique grand-public en 1984 permet une utilisation plus précise pour le dessinateur.

 

Le premier qui est entré dans notre famille était un tandy 1000.

Cet animal, imposant et coûteux, avait le MS-Dos comme système d’exploitation, (si tu ne connais pas, c’est normal).
Il servait surtout à faire du traitement de texte et de la comptabilité.
Il n’était pas équipé de disque dur, tout s’enregistrait sur disquettes.

Le second en l’an 2000, un Packard Bell (Platinium 7536), utilisait windows 98.
Il terrorisait la famille à grand coup d’écran bleu » Fatal Error » (j’en vois qui comprennent de quoi je parle).
Avec un lecteur de disquette, un lecteur-graveur de Cd et …un lecteur de DVD, c’était du haut de gamme à cette époque.
Il était également plus facile et agréable à utiliser que le précédent, les programmes variés plus nombreux.
Il était équipé d’un disque dur de …20 Go, mais aussi d’un modem 56K pour internet. (C’était l’époque du bas débit).
Il était livré avec l’imprimante, le scanner, un stock de logiciels sympas et…un an de crédit.

Les ordinateurs commencent à transformer notre univers, il entre dans nos maisons.
Ce sont les parents qui lui ouvrent la porte.
Ils sont conscients que leurs enfants vivront dans un monde où il sera très présent.
Même des familles modestes font la dépense » pour les gosses »

Les ordinateurs commencent à transformer notre univers, accessoirement celui de la BD.
Certains artistes revendiquent son utilisation. Plusieurs œuvres se présentent même comme » La première BD conçue par ordinateur « .
» Et Dieu naquit la femme » (Philippe Gerbaud – Toffe) parait en 1984 dans la revue
Zoulou :
« Le dessin sur ordinateur […] annonce la fin d’une époque peuplée de gommes et de crayons ».
Les deux artistes ont déjà réalisé une BD pour le dossier de presse du lancement du Macintosh sur les Champs-Elysée.

C’est également sur Mac avec le programme de dessin » Fullpaint « que Mike Saenz illustre Shatter. (Mike Saenz, Peter B.gillis et Mike Gold).

shatter, La BD est publié en mars 1985 dans la revue Big K. Si elle est dessinée par ordinateur, les planches sont imprimées et colorisées de façon classique. tu peux feuilleter le N° de mars 1985 sur les archives Internet.

Big K n° 12

En 1988 c’est à un Atari 520 ST et à Michaël Götze que l’on doit » L’empire des robots «

1989 – La BD » Digitaline » annonce fièrement en couverture ‘ la première bande dessinée au monde entièrement réalisée par ordinateur « .
Le résultat n’a rien d’extraordinaire.
Le tome 1 de Bob De Groot et Jacques Landrain (édition du Lombard) n’aura pas de suite.
Je ne saurais jamais si Digitaline prisonnière dans une île tropicale sera délivrée par son viril copain.
Ce n’est pas cette fois que l’ordinateur remplacera le crayon et la main humaine.

 

Des logiciels plus performants voient le jour comme Photoshop crée en 1988 et sorti sous le nom de Photoshop 1.O pour Macintosh en 1990.


Cette même année 1990 un des premiers comics numériques à avoir été entièrement réalisé sur un ordinateur d’Apple parait chez DC comics : » Batman Digital justice « , un one-shot de Pépé Moreno.

Les rapides progrès techniques généralisent l’utilisation de l’ordinateur.
Celui-ci devient un outil de plus dans la palette du professionnel pour des opérations aussi variées que : Scanner, nettoyer les planches, corriger les dessins, assembler les cases, coloriser (pour le meilleur ou pour le pire).

Il permet plus encore :
De 1995 à 1997 le dessinateur et musicien français Frédéric (Fred) Beltran va collaborer avec l’éditeur japonais Kodansha.
Il crée pour lui la plantureuse barmaid Nina.
En 1994 il découvre le Macintosh.
Il apprend à maîtrise des logiciels comme Painter, Amapi (3D) et Lightwave.
Ce sera son unique outil pendant plusieurs années.
Pourtant, il pense en avoir fait le tour et revient vers les techniques traditionnelles pour un nouvel album de sa BD Mégalex (scénario de Jodorowsky) en 2008.

 

Des logiciels s’imposent petit à petit :
Professionnels et Coûteux comme Photoshop et Illustrator.
Gratuits comme The Gimp ou Pixia.
Entre les deux apparaissent une gamme de prix moyens qui permettent aux amateurs de faire un travail propre et sérieux.
Des logiciels spécialement étudiés pour la bande dessinée s’ajoutent comme CGillust ou Manga studio/Clip studio Paint, PaintTool SAI.
Les prix des tablettes graphiques baissent également et les plus simples deviennent abordables.
De nouveaux modèles permettent de dessiner directement sur l’écran comme sur une feuille de papier.
Les plus audacieux se passent totalement du papier et n’utilisent plus que la tablette graphique.

Ce sont, maintenant, les fichiers qui circulent limitant ainsi le risque de perte par les services postaux.

 

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On chante tant Noël qu\\\’il vient.Designed by Freepik

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                                                                                                                    Celui qui n\\\\\\\’a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d\\\\\\\’un arbre.
                                                                                                                     Roy Lemon Smith

 

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Quand on décore un sapin de Noël, on a toujours l\\\\\\\’impression qu\\\\\\\’il nous faudrait une guirlande de plus !
                                                                                   (Loi De Murphy)

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