L’offre légale

L’Histoire de la BD numérique continue à s’écrire sous nos yeux émerveillés.
Le piratage vient troubler la donne.

Pour espérer lutter efficacement contre lui, il faut, au moins, une offre légale généreuse.
Le lecteur qui accepte de payer se heurte vite à un gros problème.
L’offre est peu importante, chère et les DRM verrouillent les fichiers.
Des auteurs avaient pourtant espéré commercialiser directement leurs œuvres sur la toile.

L’écrivain Stefhen King, le maître du suspense se lance dans l’aventure en l’an 2000.
Une de ses nouvelles  Riding the Bullet  est alors mis en ventes sur diverses librairies en ligne pour 2,5 $.
Devant la réussite de son expérience, il veut se passer de son éditeur et commercialiser un roman inédit.
 The Plant  sera disponible sur son site, vendu chapitre par chapitre, pour une modique somme.
Hélas, l’expérience tourne court, le roman reste inachevé et Stephen retourne vers son éditeur.

2003 – En Corée la société E3net propose des abonnements pour des BDs à lire sur le téléphone mobile.
D’autres suivent cet exemple.

Sony y croit et ouvre la distribution de mangas virtuels à lire sur Playstation.

En 2006 Relay se lancent dans la commercialisation de magazines numérisés.
(tu peux y trouver le journal de Mickey)
Le grand choix de titres s’élargie avec une possibilité de sauvegarde sur une clé USB ou sur son » Nuage « .
Il s’ouvre aux E.BDs et aux romans numériques.

Septembre 2007 Foolstrip, se présente comme la « première maison d’édition de bandes dessinées numériques ».
Elle signe avec l’auteur des  Aventures de Rahan  afin de publier la célèbre BD.
L’aventure s’arrête en 2012, on ne gagne pas à tous les coups.

Dans le métro c’est le téléphone qui occupe les mains du Nippon matinal, on peut y jouer, mais aussi y lire du manga.
Le chiffre d’affaire de la BD numérique atteint 200 millions d’euros en 2009 et le manga sur mobile représente 15 % du marché en 2010
40 % des Japonais téléchargent et lisent déjà les mangas sur téléphone.

Aux Usa les comics numériques représentent environ 75 millions de dollars en 2012.
Un des grands sites est ComiXologie, créée en 2007 il est racheté en 2014 par Amazon.
» Achetez partout, lisez partout » (Web, iPhone, iPad, Android, Kindle Fire, Windows 8.).
Une version tricolore suit et propose du contenu français.


Les Français ne se pressent pas, ils ont l’habitude du papier et l’amour du bel album .

Pourtant, en 2008 une start-up lance la plateforme DigiBiDi.
Achat et location (72h) de BD protégées par un tatouage numérique invisible. (« Invisible Watermarking »), et ajoute le preview de quelques planches d’albums à venir.

Le Japonais NTT Docomo lance le 11 juin 2009  Manga Mode , la lecture de manga sur mobile. il trouve en Bouygues un partenaire français, les mangas à trois euros se payent sur la facture téléphone.

Un autre réseau de téléphone, Orange, va également ouvrir son  Read and go  presse livres numériques et BDs.

L’été 2009 c’est le lancement d’AveComics créé par Aquafadas.
Sur tablettes, smartphones et également sur liseuses grâce à des associations comme avec la liseuse Kobo de la Fnac.

En 2009 Thomas Cadène se lance dans l’aventure en créant  Les autres gens, une  Bédénovela  un feuilleton en pay-per-read :
» Tu payes-pour-lire » .
Un abonnement de 2,79 € par mois… et ça marche.
Une foule de lecteurs, 500 épisodes réalisés avec de nombreux dessinateurs et scénaristes.
Il bénéficie d’une sortie en album où chaque volume correspond à un mois de publication.

 

Créé en mars 2009 par Arnaud Bauer, Maxime Marion et Mathieu Weber,
Manolosanctis est une maison d’édition qui repose sur le site manolosanctis.com.
Ils proposent aux auteurs d’y publier leur création, les lecteurs désigneront ceux qui seront édités,.
Un an plus tard, Manolosanctis compte 1,8 millions de lectures en ligne, 1800 albums pour 950 auteurs.
La rentabilité n’est pas au rendez-vous, janvier 2012 c’est la liquidation judiciaire.

Igomatik, la BD numérique pour tous » propose ses fichiers pour Iphone, Ipad, Google play et kindle d’Amazon.

Au début du mois d’août 2010, MobiLire et CanalBD le réseau de libraires s’associent pour lancer MobiLire BD, une librairie portable pour Iphone.
Des éditeurs se rapprochent de librairies numériques comme Numilog ou Ibookstore d’Apple.

En 2010 la plateforme Jmanga se veut une alternative légale aux Scantrads pirates.
Elle est soutenue par 39 grands éditeurs japonais, voila une belle promesse.
Le service s’étend aux Etats Unis puis à l’international.
On peut acheter du manga numérique.
il n’y a pas de téléchargement, mais une bibliothèque personnelle en ligne, bien au chaud dans son nuage…
Mais les prix sont élevés, le système de » points » et d’abonnement complexe, la lecture sur tablette longue à venir.
les réclamations ne se font pas attendre.
Le pire arrive.
Après 2 ans de service Jmanga annonce sa fermeture, les » points » non utilisés sont converti en chéques-cadeaux Amazon.
Et les mangas achetés et payés ? ah…ben…heu…
Ils disparaissent avec le site, de quoi refroidir les amateurs d’E.mangas.

Mais en 2010 c’est aussi l’arrivée de la plateforme Iznéo.

Elle étoffe rapidement un catalogue conséquent : BDs,mangas, comics et noue un partenariat avec la librairie numérique Numilog.
Achats, locations sur divers écrans, la plateforme multiplie les gestes commerciaux, offre gratuite ou à petit prix.
Les bibliothèques personnelles sont gardées dans son serveur, on peut lire en ligne ou télécharger sa BD sur tablette, grâce à l’appli dédiée.
Iznéo propose également un abonnement à 10 E.
D’abord limité à 15 albums, elle passe en illimité devant la concurrence qui fourbit déjà ses armes.

L’application gratuite de la société Nénuphar BDbuzz permet également l’achat et la location (10J).

En 2011 Hélène Merillon, Fabien Sauleman, Vincent Daubry créent  Youboox  qui se veut le  Spotify du livre .
» Le streaming du livre » offre un accès légal à des miliers d’ouvrages, dont des BDs.
Une lecture gratuite rémunérée par la publicité et qui nécessite d’être connecté à internet et une offre premium sans pub et plus mobile (7,99E).

S’il n’est pas très agréable de lire la BD sur son ordinateur, l’apparition de la tablette améliore les choses.
Une tablette (10 pouces par exemple) est un agréable album de BD, (un peu coûteux il est vrais).
La baisse des prix et du matériel, la fin des DRM et la véritable » propriété » du fichier acheté permettra peut-être un développement plus important de la BD numérique.

les magazines existent aussi en version payante sur papier et sur Ipad :

La revue dessinée

Professeur Cyclope
Qui est aussi un label papier.

Mauvais esprit  d’abord payant, passe en gratuit avant de disparaitre en avril 2014, il reste encore 1 an en ligne. son esprit survit sur facebook.

Moins drôle, des auteurs de BD découvrent, avec surprise, leurs œuvres proposées en numérique par leur éditeurs sans qu’ils en soient prévenus,
parfois alors même que la version papier n’est plus commercialisée faute de ventes.
les enjeux les concernent.

Les auteurs estiment avoir leur mot à dire sur le calcul de leur rémunération.
Sur l’offre en » abonnement illimité » de certaines plateformes.
Sur la modification des planches (ou leur charcutage) pour la publication sur téléphone.
Les artistes se posent des questions, ils ne veulent pas que la révolution numérique se fasse sur leur dos.
Ils s’apprêtent à se battre pour protéger leurs droits et faire de la cession des droits numériques l’objet d’un contrat distinct.
Un combat parmi tant d’autre du Groupement des Auteurs de Bande Dessinée qui fait partie du Snac (Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs).

Mais qu’en est-il pour la BD d’amateur ?

Comment gagner sa vie sur internet lorsqu’on est auteur de BD ? ou au moins rembourser un peu ses frais ?
Les auteurs amateurs de bon niveau tentent de faire leur trou.
Comme les Américains, ils misent sur la publicité, les dons des fans ou les divers produits dérivés (Pins, tapis de souris, dessins originaux).
Ils tentent parfois l’aventure de l’auto-édition.

L’arrivée de » l’édition à la demande » permet de publier ses albums en petites quantités et parfois même à l’unité, ce qui limite les frais et les risques.
L’auto-édition numérique (comme chez Lulu ou Amazon) arrive aussi sur le marché.
D’autres se lancent dans le crowfunding, afin de financer leur publication.
Contre une certaine somme, le donateur reçoit un exemplaire de l’album ce qui s’apparente à du pré-achat.
Ils soutiennent le jeune auteur et lui permettent de publier son oeuvre sans prendre un trop grand risque.

 

                                                             ***

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
modal close image
modal header

On chante tant Noël qu\\\’il vient.Designed by Freepik

modal header

                                                                                                                    Celui qui n\\\\\\\’a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d\\\\\\\’un arbre.
                                                                                                                     Roy Lemon Smith

 

Designed by Freepik.com

 

modal header

                                                        Designed by Freepik.com

Quand on décore un sapin de Noël, on a toujours l\\\\\\\’impression qu\\\\\\\’il nous faudrait une guirlande de plus !
                                                                                   (Loi De Murphy)

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

 

Designed by Freepik.com

 

modal header

 

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik

modal header

Designed by Freepik

modal header

Designed by Freepik

modal header

Designed by Freepik

modal header

Designed by Freepik

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com 

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com

modal header

Designed by Freepik.com