Le piratage

Attaquons, aujourd’hui, une des faces obscures du Web.

Internet est le grand monde du gratuit.

On peut y trouver beaucoup de choses offertes par les créateurs
…mais aussi des choses qui ne le sont pas.
Car les pirates naviguent sur la Toile.
Ils s’intéressent aux logiciels, à la musique et au cinéma,
Grâce à eux, les internautes téléchargent et échangent gratuitement, même si c’est parfaitement illégal.

Scanner les livres ou les BDs demande un effort.
Parmi les premiers à s’en donner la peine figurent les collectionneurs qui se font mutuellement découvrir leurs trésors.
Les pirates commencent alors à s’y investir.
(L’éducation nationale n’est pas en reste : les profs distribuant des photocopies de livres de classes à leurs élèves aux détriments des auteurs).

On peut ainsi trouver des scans illégaux de BDs, en PDF, ou en fichiers compressés Zip ou RAR.
Ou dans des formats de fichiers conçus pour les BDs :
– les CBR (Comic Book Reader), en fait des fichier RAR.
– Les CBZ (Comic Book Zip) en fait des fichiers ZIP.
Des lecteurs spéciaux comme CD display, QManga ou STDU Viewer permettent de les lire sans les ouvrir.
Des lgiciels comme  Comic Book Archive Creator  (gratuit) les construisent.

C’est la grande période du peer-to-peer :  P2P  de » pair-à-pair » : le partage de fichiers d’ordinateur à ordinateur.

Les fichiers pirates : films, musiques, logiciels et BD s’échangent en vrac grâce à des logiciels dont les noms évoquent encore des souvenirs émus :
KaZaA, Gnutella, eMule, eDonkey et bien d’autres.
Ces logiciels attirent les foudres des défenseurs des droits d’auteurs et des ayants droits, la répression en diminue l’utilisation.
Beaucoup se rabattent sur les fichiers  Torrent  et les logiciels  BitTorrent  .
Ou encore sur les sites d’hébergement de fichiers (les  cyberlocker  ) comme Megaupload, RapidShare, RapidGator ou MediaFire.
Ceux-ci permettent de télécharger les fichiers grâce à une URL dédiée de façon gratuite (mais limitée) ou avec des offres payantes (illimitées).
Ces sites doivent désormais faire face à des poursuites qu’ils affrontent avec plus ou moins de bonheur.
Megaupload fait les frais de la campagne anti-piratage.
Le département de la Justice des États-Unis accuse son fondateur Kim Schmitz (alias Kim Dotcom) de faire fortune avec des copies pirates.
Car c’est l’injustice du système, les auteurs des œuvres que nous aimons ne reçoivent rien pour leur travail.
Alors que d’autres individus s’en mettent pleins les poches grâce à la publicité ou aux abonnements » Premium « .
Pour certains, les artistes sont récompensés par le bonheur de réaliser leur vocation, ils reçoivent notre admiration, nos applaudissements (et ils voudraient être payé en plus ?).D’autres les imaginent roulant sur l’or alors que beaucoup d’entre eux gagnent à peine (et même pas toujours) leur vie.
Devant cet état de fait, ceux qui réfléchissent imaginent une licence globale, un petit forfait dans l’abonnement, qui permettrait le téléchargement avec une rémunération pour les artistes.

Ceux qui ne téléchargent pas s’en offusquent, légaliser le piratage ?
Les auteurs recevraient leur juste rétribution, ce ne serait donc plus du piratage, et les gens honnêtes pourraient télécharger.

Megaupload est obligé de fermer ce qui provoque une vague d’indignation.
Kim Dotcom s’exile en Nouvelle Zélande, y prépare son grand retour et sa défense, il fonde même l’Internet Party.
Les Majors, les grandes firmes du Cinéma US, portent plainte contre lui et les poursuites sont toujours en cours.

Rapidshare survit aux procès en adoptant un code de bonne conduite et en réduisant la vitesse de téléchargement.
La cour régionale de son pays conclut même qu’il est utilisé pour des usages légaux.

Rapidgator s’offre des problèmes avec Paypal, Google et son hébergeur avant de pouvoir rouvrir.

Hotfile et IsoHunt, célèbre index BitTorrent trouvent des accords à l’amiable avec la MPAA (Motion Picture Association of America) qui défend les intérêts d’Hollywood.

Les amateurs de mangas, eux, sont à la fête.
Ils découvrent des scantrads  d’oeuvres non licenciées scannées et traduites par des teams de bénévoles.
Les plus éthiques d’entre eux suppriment les bandes de leur site lorsqu’elles paraissent en français.

Les législateurs et les gouvernements tentent de s’attaquer au problème avec plus ou moins d’efficacité, comme en France avec la célèbre loi HADOPI.
Une » riposte graduée » qui va du mail d’avertissement à l’amende.
Des éditeurs traquent le fichier pirates avec des logiciels spéciaux.

Les internautes ont pris l’habitude du gratuit mais beaucoup sont prêts à payer si le prix est honnête.
Payer pour une sécurité d’accès, la facilité d’utilisation, une image de qualité, des sous-titres corrects et la suppression de la publicité.
(On peut apprécier la pub pour les jeux vidéo et les belles filles en maillot de bain …mais quand même…).
Ils se retrouvent devant un problème simple.
Les propositions de téléchargements ou de streaming légaux sont peu nombreuses et manquent de choix.
Parfois même une série disparaît sans prévenir du jour au lendemain à la fin des droits de diffusion.

la situation est assez ambiguë.

Environ 3/4 des livres piratés sont des BDs. Beaucoup de lecteurs n’y voient aucun mal.
» Je n’ai pas d’argent, je n’aurais pas acheté cette BD, (ce livre, cette musique) de toute façon « .

On dit que ceux qui téléchargent et découvrent des oeuvres gratis, sont souvent ceux qui dépensent le plus en » œuvres culturelles « , albums, musiques et films.
Ils » testent » avant de payer, en quelques sortes.
Les » Best seller » semblent moins en souffrir, mais ce sont les oeuvres moins prestigieuses qui en font les frais.
» Tu n’es pas assez bon pour que je te paye. »

Si les professionnels célèbres s’en sortent relativement mieux, les petits artistes doivent se battre d’avantage, tous reprennent la scène et les tournées.
Pourtant d’excellents artistes qui passent peu ou jamais » à la radio » ont fait leur carrière et remplissent des salles grâce au » bouche à oreilles « .
Écrivains et dessinateurs de BD sont moins favorisés, le prix des planches diminuent et la récente augmentation de leur cotisation met de nombreuses carrières en périls.
Ils pourraient faire des conférences, des lectures publiques, des expositions, des interventions en milieu scolaire, des ateliers d’écriture, ou des séances de dédicaces.
(Sur leur temps de travail et de création bien sur).
Mais ceux qui les invitent ne pensent même pas à les payer.
Ils s’imaginent sans doute que l’auteur va se déplacer et se loger à ses frais.

D’autres commandent des illustrations et imaginent en être quitte avec » un peu de publicité « .
Certains prélèvent des dessins de blogs sans même en demander l’autorisation pour illustrer leur propres sites ou même en font un usage commercial.
(Souvent même des professionnels qui pourraient payer une banque d’images).
Et je ne parle pas de la revente de dédicaces toute chaudes qui révulsent les artistes.

Les auteurs sont récompensés par le bonheur de réaliser leur vocation, recevoir notre admiration, nos applaudissements.
(et ils voudraient être payé en plus ?).

Il se dit que des éditeurs français s’inspirent de ce qui est piraté pour choisir leurs nouvelles collections.
La chaîne de streaming Netflix ne cache pas utiliser ces informations pour proposer films et séries.

Les études sur les conséquences de la fermeture de Mégaupload sur le cinéma sont contradictoires :
Pour la MPAA (Motion Picture Association of America) la fin de la plateforme aurait permis l’augmentation des ventes de DVD et des locations.
Pour d’autres études, bien au contraire, cette fermeture est néfaste pour de nombreux films.
Le téléchargement illégal semblait permettre la découverte des petites productions de qualité qui ne bénéficient pas de la même promotion que les » blockbusters « .

Il ne faut pas oublier les dégâts du piratage de mangas dans certains pays asiatiques.
Il a mis à terre la BD locale en ne lui laissant pas le temps de s’enraciner.

Des initiatives se créent pour lutter contre le piratage tout en permettant une lecture gratuite payée par la publicité.

 

 

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On chante tant Noël qu\\\’il vient.Designed by Freepik

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                                                                                                                     Roy Lemon Smith

 

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Quand on décore un sapin de Noël, on a toujours l\\\\\\\’impression qu\\\\\\\’il nous faudrait une guirlande de plus !
                                                                                   (Loi De Murphy)

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