La réalité virtuelle
(partie 3)
En mai 2007, la réalité virtuelle s’enrichi d’un nouveau service : Google Street View qui permet de trouver simplement une adresse dans sa ville ou de se promener au bout du monde.
Tout ça grace à Google qui expédie partout dans le monde ses voitures surmontées d’appareils photo 360°.
Moins drôle pour ceux qui découvrent que la » Google car » les a surpris, pendant leur bain de soleil dans le jardin, tout nus…oups !
Le jeune Palmer Freeman Luckey, passionné de réalité virtuelle, y travaille dans le garage de ses parents.
Il construit toute une série de prototypes dont sortira celui qu’il baptise » Oculus rift « .
Son travail va intéresser le très connu John Carmack, cofondateur d’ Id Software et programmeur de Doom qui va adapter son jeux pour le casque..
Luckey fonde l’entreprise Oculus VR et a besoin de 250 000$.
une campagne de financement sur Kickstarter en 2012 permet de récolter 2 437 429 $ et touche 9 522 contributeurs...
Un fond de » capital risque » va rajouter 75 millions de $ au pot en 2013, et en 2014 Facebook et Mark Zuckerberg le rachète.
Si certains des premiers souscripteurs se sentent trahis, Palmer rappelle que le développement de son produit nécessite une puissante infrastructure et du capital pour le produire à prix abordable.
2016 est plutôt riche, plusieurs casques sont enfin commercialisés.
On peut enfin se procurer l’Oculus Rift, ses manettes » Touch » et quelques jeux pour plus ou moins 500 euros.
La facture peut exploser si on doit se procurer » La totale » :
Le casque, les manettes et la carte graphique.
Car il faut un ordinateur puissant et une carte graphique conséquente.
Au moins NVIDIA GTX 970.
Tout comme pour le casque HTC Vive (environ 900 euros) sorti la même année.
Mais certains y développent déjà des jeux, rien n’est perdu.
Et bien sur, il ne faut pas oublier le casque VR Sony (400 E environ) spécialement conçu
pour compléter tous les modèles de sa console de jeux PS4.
Heureusement les prix baissent et des packs sont vendus avec la caméra.
Il va prendre une grande part de marché.
Mais la réalité virtuelle trouve un nouvel allié qui va enfin lui permettre d’atteindre le plus grand nombre grâce à un nouveau style de casque (et surtout des prix bien plus bas) qui mettent l’expérience à la portée de toutes les bourses, même si hélas elle est un peu limitée.
Tous ces produits ne dépendent plus de l’ordinateur ou de la console, ils se couplent avec notre fidèle compagnon : le smartphone et ne nécessite qu’une bonne appli..
Dès 2014, Google offre la VR à tous avec sa nouvelle création :
Le Google Cardboard Un pliage en carton solide, deux lentilles et ça roule !
D’autres arrivent rapidement sur le marché, on peut même les fabriquer sois-même.
Celui de Carrefour ouvre, à ses clients, un univers extraordinaire à découvrir dans un caddie dévalant des montagnes russes.
La caverne glaciale des produits frais ou la forêt enchantée de l’épicerie. (Et dire que j’ai raté ça ! )
Pour quelques dizaines d’ euros, on trouve des casques plus solides et plus confortables.
et pour une centaine d’euros, voici du haut de gamme.
Comme le gear VR de Samsung disponible à l’achat depuis novembre 2015, et compatible avec les appareils de la marques : Galaxy S6, S6 edge, S6 edge+, S7 et S7 edge.
Petit détail, pour profiter pleinement de l’expérience, il faut tout de même un appareil haut de gamme équipé d’un gyroscope, avec une haute définition d’écran, une vitesse d’affichage rapide, ce qui fait monter les prix.
Même si l’évolution rapide des modèles permettra de trouver son bonheur dans des appareils dépassés ou d’occasions.
J’ai tout de même tenté l’aventure avec mon smartphone.
Il s’agit d’un appareil » moyen de gamme » que j’ai choisi pour son appareil photo correct.
J’ai d’abord testé un cardboard carton et découvert les limites de mon téléphone.
Je n’ai pas de gyroscope, mais tout n’est pas perdu certains jeux fonctionnent tout de même.
l’image n’est pas terrible, l’écran ressemble plutôt à celui d’une télé vue à la loupe : une belle grille de pixels.
De plus, à force de le manipuler, les lentilles ont glissé et le résultat est décevant.
Je retente l’expérience avec le cardboard de Carrefour.
Les lentilles sont bien fixées et le résultat meilleur, même si on se sent un peu à l’étroit.
Il suffit d’aller faire un tour dans le play store.
Des jeux, des clips 3D, des simulations..
Les grands classiques :
Montagnes russes, chasse aux zombies, courses variées.
Les deux images côte-à-côte offrent le relief, la 360° est au rendez-vous.
Je vais tester :
– VR X-Racer
Jeu très rapide, on fonce au milieu des immeubles qu’il faut éviter en remuant la tête.
Ben…c’est pas pour moi.
– Dead Zombies survival.
Ah…dégommer du zombie !
AAAAAAAAAAAARGHHH !!!
Choisissons quelque chose de plus calme, un film, aah, la mer…
OUPS !
Pour finir, un petit tour de montagne russe, cette fois c’est tranquille.
Mark Zuckerberg nous promet quelque chose de plus simple et de plus pratique en octobre 2017 :
L’Oculus GO
un casque indépendant.
Pas d’ordinateur puissant ou de smartphone haut de gamme pour le faire fonctionner.
L’oculus go se suffit à lui même et s’offre le luxe de passer sous les 200 $.
Un dernier tour de manège pour la route …
En 2019, il ajoute la réalité virtuelle avec des casques à construire, du carton mais les lentilles sont serties dans un support plus solide.
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